Страница:Современная жрица Изиды (Соловьев).pdf/291

Материал из Викитеки — свободной библиотеки
Перейти к: навигация, поиск
Эта страница выверена

billés — selon leur pays et parlant 6 differentes langues, le Russe, le Turc, le Georgien, le Tartare, le Hongrois et l’Italien, parurent chaque soir et que tout le monde les entendit parler comme des personnes vivantes, les choses changerent d’aspect. Le pays est tout revolutionné. Je reçois des lettres de tous les pays, et de tous les editeurs. Un docteur nommé Beard, qui n’a passé qu’un jour à Chittenden, s’est permis d’insulter tous les spirites, en les appelant dans les journaux des «weak minded fouls and idios» et je lui ai repondu à deux reprises différentes dans les journaux. Il parait que sans le savoir, j’ai frappé juste. Les spirites les plus emminents comme Robert Dale Owen, D-r Child et autres m’ont adressé des lettres et les editeurs du plus grand «Publishing C°» d’Amérique, içi à Hartford m’ont écrit pour me proposer de composer un volume de lettres sur differentes phases du Spiritisme et des manifestations physiques des esprits que j’ai vues aux Indes, en Afrique et ailleurs. Ils veulent m’acheter cet ouvrage. J’aurais ma fortune faite si je ne portais pas malheureusement mon nom maudit de Blavatsky. Je n’ose risquer de signer de ce nom un livre quelconque. Cela pourrait provoquer des souvenirs trop dangereux pour moi. Je prefère perdre 12 mille dollars que l’on m’offre, car les éditeurs me proposent 12 cent par copie et ils garantissent de vendre 100 mille copies. Voici les fruits amers de ma jeunesse que j’ai vouée à Satan, ses pompes et ses œuvres! Enfin! Je vous enverrai, Monsieur, à la fin de cette semaine, un paquet de faits et articles découpés des journaux les plus «respectables» du pays. Je vous enverrai aussi mes deux lettres imprimées, car cela vous donnera d’avance l’idée de l’immense interet que doit produire un livre comme celui de Col. Olcott. Imaginez vous, Monsieur, des esprits materialisés de bonnes russes parlant leur langue, des garçons Georgiens, des hommes Khourdes, de Garibaldiens Hongrois et Italiens, et enfin mon oncle [1]

Тот же текст в современной орфографии

billés — selon leur pays et parlant 6 differentes langues, le Russe, le Turc, le Georgien, le Tartare, le Hongrois et l’Italien, parurent chaque soir et que tout le monde les entendit parler comme des personnes vivantes, les choses changerent d’aspect. Le pays est tout revolutionné. Je reçois des lettres de tous les pays, et de tous les editeurs. Un docteur nommé Beard, qui n’a passé qu’un jour à Chittenden, s’est permis d’insulter tous les spirites, en les appelant dans les journaux des «weak minded fouls and idiots» et je lui ai repondu à deux reprises différentes dans les journaux. Il parait que sans le savoir, j’ai frappé juste. Les spirites les plus emminents comme Robert Dale Owen, D-r Child et autres m’ont adressé des lettres et les editeurs du plus grand «Publishing C°» d’Amérique, içi à Hartford m’ont écrit pour me proposer de composer un volume de lettres sur differentes phases du Spiritisme et des manifestations physiques des esprits que j’ai vues aux Indes, en Afrique et ailleurs. Ils veulent m’acheter cet ouvrage. J’aurais ma fortune faite si je ne portais pas malheureusement mon nom maudit de Blavatsky. Je n’ose risquer de signer de ce nom un livre quelconque. Cela pourrait provoquer des souvenirs trop dangereux pour moi. Je prefère perdre 12 mille dollars que l’on m’offre, car les éditeurs me proposent 12 cent par copie et ils garantissent de vendre 100 mille copies. Voici les fruits amers de ma jeunesse que j’ai vouée à Satan, ses pompes et ses œuvres! Enfin! Je vous enverrai, Monsieur, à la fin de cette semaine, un paquet de faits et articles découpés des journaux les plus «respectables» du pays. Je vous enverrai aussi mes deux lettres imprimées, car cela vous donnera d’avance l’idée de l’immense interet que doit produire un livre comme celui de Col. Olcott. Imaginez vous, Monsieur, des esprits materialisés de bonnes russes parlant leur langue, des garçons Georgiens, des hommes Khourdes, de Garibaldiens Hongrois et Italiens, et enfin mon oncle [2]

  1. Е. П. Б. забыла, что полтора мѣсяца передъ тѣмъ она писала о томъ, что видѣла тамъ даже „своего отца, дядю и другихъ родныхъ и говорила съ ними какъ при жизни“. Теперь объ отцѣ и другихъ родныхъ упоминанія навсегда прекратились — остался одинъ дядя. Портретъ „этого дяди“ былъ срисованъ на фермѣ Эдди съ натуры и помѣщенъ въ „Grafic“; но оказалось, что почтенный покойникъ, за время своего пребыванія „на томъ свѣтѣ“, измѣнился до неузнаваемости — съ чѣмъ впослѣдствіи должна была согласиться и сама Е. П. Б.
  2. Е. П. Б. забыла, что полтора месяца перед тем она писала о том, что видела там даже «своего отца, дядю и других родных и говорила с ними, как при жизни». Теперь об отце и других родных упоминания навсегда прекратились — остался один дядя. Портрет «этого дяди» был срисован на ферме Эдди с натуры и помещен в «Grafic»; но оказалось, что почтенный покойник за время своего пребывания «на том свете» изменился до неузнаваемости, — с чем впоследствии должна была согласиться и сама Е. П. Б.