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Troisième commandement. D’après l’ancienne loi il vous a été dit: Ne te parjure pas devant ton Dieu. Le nouveau commandement dit: Ne jure jamais par quoi que cela soit et de quoi que cela soit. L’homme ne saurait rien promettre, les hommes étant toujours et entièrement en la Puissance du Père. Si l’on exige le serment c’est pour le mal. Troisième commandement: ne rien promettre et ne pas prêter serment.

Quatrième commandement. D’après l’ancienne loi il v[ou]s a été dit: punissez les hommesdent pour dent, oeil pour oeil. Le nouveau commandement dit: non seulement ne punissez jamais les hommes, mais n’opposez jamais de résistance au mal qu’on vous fait, supportez les affronts, soyez prêt à faire plus que ne l’exige de vous l’agresseur. Matt. V, 3842. Matt. VIII, 2. Luc. VI, 38. Ne prononcez pas de jugements contre les autres, ne pas condamner, parce que chacun étant lui-même coupable, ne saurait être juge de personne. En se vengeant on ne fait qu’enseigner la vengeance aux autres. Luc. VI, 39, 40. Ne point rendre le mal pour le mal, ne point punir, ne point juger et condamner, mais supporter le mal. Voilà le 4-me commandement.

Cinquième nouveau commandement. D’après l’ancienne loi il vous a été dit: vous faites le bien à vos compatriotes et le mal aux ennemis de votre nation. Le nouveau commandement dit:ne faites pas de distinction entre un compatriote et un étranger, parce que tous les hommes sont frères étant fils du même Père. Faites le bien toujours et à tous comme font le soleil et la pluie sans faire aucune distinction entre vos proches et les soi-disant ennemis de votre peuple, aux hommes des autres nation[s]. Voilà le sinquième commandement.

Voilà les cinq nouveaux commandements. Ils consistent tous en seul: fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fit. Tout l’enseignement de la loi et des prophètes ne dit que cela.

L’observance de ces commandemen[t]s est nécessaire, non pas pour avoir le suffrage des hommes, mais pour remplir la volonté du Père commun de tous les hommes qui est le bien de tous. Matt. V, 1—4.

La prière réglementaire qui ce fait devant les hommes, est une hypocrisie. Elle ne se fait que pour l’opinion des hommes.

La prière ne peut pas consister dans les demandes que nous faisons à Dieu. Notre Père connaît tous nos besoins avant même que nous ne les ayons formulés. Matt. VI, 58.

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