Страница:L. N. Tolstoy. All in 90 volumes. Volume 38.pdf/325

Материал из Викитеки — свободной библиотеки
Перейти к навигации Перейти к поиску
Эта страница не была вычитана


Quoique la question si les peuples peuvent ou ne peuvent pas[1] exister sans l’organisation de l’état soit par elle même insoluble, mettons[2] que l’état et les armées qui le sauvent sont indispensable[s] pour la vie humaine.

Admettons que pour le bien général il est indispensable que chaqu[n] obéisse servilement à certains individus qui forment le gouvernement, est tenu de donner à ces[3] individus le produit de son travail, doit remplir toutes leur exigences même celles de tuer s’ils l’ordonnent tous ceux qu’on lui designera.

Admettons tout ceci il existera toujours dans notre monde chrétien une grande difficulté celle de savoir ce que nous ferons de la religion chrétienne que proffessent ostensiblemen[t] tous ceux qui dirigent les armées et se préparent pour les guerres.

On a beau pervertir la vrai doctrine chrétienne, on a beau ignorer ses principes, il est impossible de faire croire qu’une religion basée sur l’amour du prochain puisse admettre le meurtre comme acte indispensable et compatible avec la religion de l’amour du prochain.

De sorte que les gouvernant[s] n’ont d’autre alternative que[4] le christianisme, la religion ou bien l’état avec ses armées et ses meurtres.

Il peut être vrai que la religion chrétienne, la religion en général a fait son[5] et que dans le choix qu’il est indispensable de faire entre les deux: l’état avec ses armées ou bien la religion chrétienne les[6] hommes de notre temps décideront que l’existence de l’état avec ses armées e[s]t d’autant plus importante que la proffession du christianisme, qu’il est inutile de penser au christianisme et que la seule chose nécessaire est la force de l’état et de ses armées.

Tout cela peut être; mais une fois que cela est il faut le dire ouvertement. Il faut franchement dire, qu’il est nécessaire d’oublier tout ce que dit aux hommes leur conscience, tout ce que leur dit depuis les temps les plus anciens[7] la sagesse humaine, ce que dit Dieu à ceux qui y croyent et de ne croire et de n’obéir qu’ à ce qui sera ordonné — y inclus le meurtre — par les Nicolas, Guillaume,[8] Henry, Fallières et autres. Il faut être franc et le dire. L'état, les armées, le despotisme le plus affreux et les[9] meurtres légalisés ou bien le Christianisme, c.à d. l’égalité, la fraternité, l’amour.

  1. Зачеркнуто: vivre
  2. В подлиннике: mettoni
  3. Зач.: gens
  4. Зач.: l’état avec se
  5. В подлиннике пропущено слово, вероятно, kemps.
  6. Зач.: gens
  7. Зач.: tous les sages et grands penseurs de
  8. Написано: Guіllомъ
  9. Зач.: guerre
315