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*III.
A ma chère Tante.
AMOUR DE LA PATRIE.

Nous devons tous aimer notre patrie; car nous y avons reçu la vie, là nous avons vu pour la première fois le jour, c’est là aussi que nous avons reçu le premier baiser de notre mère et c’est là que se sont écoulés les premières annés de notre enfance.

La patrie trouvera toujours des ardents défenseurs qui pour la sauver seront prêts à exposer leur propre vie en la défendant. Et cet amour pour la patrie ne peut jamais être éteint dans nos coeurs. — Que d’exemples nous avons vu, que des laboureurs au cri universel du salut de la patrie laissent leurs champs à demi cultivés et se dépèchent de mourir ou de la sauver, que de pères livrent leurs enfants à la Providence et que d’époux se séparent pour le bien de leur patrie. — Nous en voyons un bel exemple dans Léonidas qui eut le courage de s’opposer avec trois cents braves contre quinze mille hommes et il se défendit si bravement qu’il ne resta qu’un homme qui puisse avertir les Spartiates de leur mort. —

Aussi notre sainte Russie toujours et dans toutes les époques de malheur avait des défenseurs comme Minine, Potcharskii, Souvorow et Coutousow. Dans le tems que la Russie soupirait sous le joug des Polonnais Minine un simple boucher anima tous les citoyens de Nitchni Nowgorod par son exemple en vendant un peu de bien qu’il possédait pour le sacrifier à sa patrie. — Oui, disait-il à tous les marchands de Nitchni Nowgorod: quittons nos femmes, nos enfants et vendons le dernier bien que nous possédons, éffaçons seulement par notre sang la tâche que les Polonnais ont fait à la Russie. —

Léon Tolstoi.
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